Développement d'une puce à ADN (et son intégration à un système d'analyse totale) pour la détection et l'identification rapide des agents bactériens du bioterrorisme
Autre(s) chercheur(s) :
Détection de pathogènes dangereux par polymère biosenseur. Le gouvernement du Canada, via son programme de Défense nationale CRTI (Chemical Biological RadioNuclear Research Technology Initiative) subventionne le CRI afin de mettre au point une nouvelle technologie pour la détection et l’identification rapide, à l’aide de polymères cationiques, d’acides nucléiques de pathogènes pouvant potentiellement servir d’armes biologiques. La cible visée est Bacillus anthracis. Ce projet pluridisciplinaire regroupe des spécialistes de différents domaines. Le CRI est responsable de la section biologie moléculaire pour l’obtention du matériel génétique et le design de sondes spécifiques informatives capables de réagir efficacement avec le polymère. Nous interagissons avec Santé Canada pour l’obtention d’ADN génomique de B. anthracis, avec les équipes des Dr Mario Leclerc et Denis Boudreau du département de Chimie de l’Université Laval pour les méthodes de détection avec le polymère biosenseur, ainsi qu’avec l’équipe du Dr Teodor Veres de l’IMI-CNRC du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) pour la mise au point d’un système microfluidique rendant possible la capture spécifique de l’ADN cible. L’équipe de diagnostic moléculaire (EDM) du CRI, en collaboration avec le groupe Recherche et développement pour la défense Canada-Suffield, le Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de santé publique du Canada, ainsi que BD Diagnostics-GeneOhm, a également développé deux nouveaux essais rapides pour la détection et l’identification spécifique des pathogènes potentiels du bioterrorisme, soient Francisella tularensis et Yersinia pestis. Ces essais de PCR en multiplex permettront de détecter simultanément en temps réel un gène conservé chez ces souches ainsi que les gènes qui encodent les protéines responsables de la virulence de ces pathogènes. Ces deux essais ont été adaptés à des formulations de réactifs secs, un format plus pratique pour les travaux sur le terrain.


