Étude globale de la fonction et régulation de gènes chez le parasite protozoaire Leishmania
Autre(s) chercheur(s) : Barbara Papadopoulou
Nos travaux de recherche portent sur l’étude des mécanismes moléculaires qui régulent la stabilité ou le niveau de traduction des ARNm exprimés différenciellement au cours du cycle de vie complexe du parasite protozoaire Leishmania et l'importance de ce contrôle post-transcriptionnel dans la survie intracellulaire de ce parasite. Dans un premier volet, on étudie l’effet de divers stress cellulaires rencontrés lors de la différentiation du parasite de sa forme promastigote (présente dans le vecteur insecte) à la forme amastigote dans les macrophages de l'hôte vertébré sur la régulation traductionnelle globale. Les évènements de signalisation clés (surtout la phosphorylation) en réponse au stress sont identifiés, entre autres, par des approches protéomiques. Dans un deuxième temps, on est intéressé à étudier la régulation post-transcriptionnelle des ARNm exprimés spécifiquement au stade intracellulaire de ce parasite. Ce type de régulation implique presque exlusivement des éléments dans les régions 3' non traduites (3’UTR) de transcrits. Dans le laboratoire, nous avons récemment identifié des nouveaux mécanismes de régulation post-transcriptionnelle pour un large nombre de transcrits differenciellement exprimés dans le macrophage qui impliquent des éléments cis conservés dans la région 3’UTR. Nos études portent sur la caractérisation de ces séquences cis en 3’UTR et des facteurs protéiques impliqués dans la régulation stade-spécifique chez Leishmania, sur l’identification de gènes/protéines différenciellement exprimés par des méthodes de la génomique et de protéomique ainsi que sur leur fonction potentielle dans la survie intracellulaire du parasite. Les gènes exprimés préférenciellement au stade intracellulaire du parasite pourraient jouer un rôle extrêmement important dans la pathogénèse de ceci et pourraient constituer des cibles thérapeutiques très intéressantes.


